quelles leçons tirer du confinement : les enseignements d'une période de confinement difficile

Quelles leçons tirer du confinement?

Voilà. Nous sommes depuis peu sortis du confinement. À l’image de prisonniers libérés, nous avons cligné des yeux, éblouis mais aussi assommés par la nouvelle réalité qui nous est désormais offerte. Nous sommes nombreux à ne pas souhaiter le monde d’hier. Alors, révoltés, soumis ou rassurés par cet enfermement de près de deux mois, quelles leçons tirer du confinement? Voici les miennes.

Leçon 1 : Écoute juste ce que tu ressens

Le confinement nous a mis brutalement à l’arrêt. D’où l’état de sidération dont nous avons fait l’expérience. Puis les émotions se sont bousculées : les nôtres, bien sûr mais aussi celles du collectif qui nous arrivaient en masse et que nous subissions. Et la première d’entre elles : la peur. Matraqués avec complaisance par les médias, les images les plus tragiques et le chiffre macabre des morts. Et en même temps, des informations contradictoires qui heurtaient notre bon sens. Paradoxalement, plus nous étions immobiles, plus la déferlante de nos émotions nous submergeait. D’où la nécessité de respirer et de faire le tri dans ce qui nous appartient et ce qui nous est imposé. DONC : accueille avec bienveillance ce que tu ressens, prends de la distance avec le reste.

Leçon 2 : Questionne tes pensées

Il y a quelques mois, j’ai consacré un article au travail de Byron Katie. Après une dépression grave, cette auteure et conférencière américaine a mis en place une méthode efficace, The Work, pour ne pas rester collé à ses pensées. Elle nous invite à sortir du mauvais film intérieur qui nous obsède et fait obstacle à notre sérénité. Or Byron Katie remarque avec justesse que c’est le fait de nous identifier à nos pensées, qui occasionne du stress et même de la souffrance. Elle nous invite donc à nous demander :

  • Est-ce que c’est vrai?
  • Pouvez-vous être absolument certain que ce soit vrai?
  • Comment réagissez-vous, que se passe-t-il, quand vous croyez cette pensée ? Cette pensée vous apporte-t-elle de la paix ou du stress? Quelles images, sensations ou émotions accompagnent cette pensée?
  • Que seriez-vous, comment seriez-vous sans cette pensée? 

Cette démarche, utile pendant le confinement, trouve encore toute sa pertinence pendant la période d’incertitude que nous traversons actuellement. Elle permet de retrouver le pouvoir sur la seule chose que nous pouvons vraiment maîtriser : nous-mêmes. En effet, la peur et la contradiction sont encore bien présentes et le seront peut-être encore pendant un moment. Pour plus de détails, je t’invite à découvrir ou à relire Trouver la sérénité en questionnant ses pensées ! DONC : N’abdique pas ta rationnalité !

quelles leçons tirer du confinement? accueillir l'incertitude

Leçon 3 : Accepte ce que tu ne comprends pas

Si nous pouvons avoir prise sur nous-mêmes, nous n’avons pas la main sur les évènements extérieurs. Nous venons d’en faire la triste expérience ! Le coronavirus nous a placés devant notre impuissance et nous donne une belle leçon d’humilité. Pouvons-nous donc accepter le réel tel qu’il est et accueillir l’incertitude? “J’ai beau prévoir, la vie m’apporte des choses que je ne maîtrise pas”. Telle est déjà la leçon de la tragédie grecque : le Destin est plus fort que toi. J’avoue que j’ai eu beaucoup de mal avec tout ça ! Et pourtant ! Il nous a été demandé d‘accueillir ce que nous ne comprenions pas et de ne pas ajouter au réel un sentiment d’injustice pour en pas souffrir davantage. Tout est déjà chez Épictète et Sénèque ! Pour s’initier à la pensée stoïcienne un petit livre utile : Les stoïciens, l’art de la tranquillité de l’âme. DONC : “N’attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites ; décide de vouloir ce qui arrive et tu seras heureux” affirme Épictète.

Leçon 4 : Garde confiance

J’admets, ce n’est pas la leçon la plus évidente ! Bien sûr, il ne s’agit pas d’être irresponsable et de nier l’évidence. L’épidémie est toujours là et jusqu’à nouvel ordre, nous devons vivre avec elle, nous en protéger et protéger les autres. Mais nous pouvons choisir d’être responsables sans être infantilisés et surtout, ne pas sombrer dans la tentation de considérer l’autre comme un danger potentiel. Autrement, c’est toute notre confiance en la vie qui va disparaître. Et, ce qui est grave pour notre moral, la cohésion sociale et notre foi dans l’humanité. Et puisque nous devons en ce moment ériger des barrières entre nous, qu’elles soient du moins le plus légères et subtiles possible dans nos coeurs pour retrouver très vite le plaisir d’être en connexion. DONC : restons en lien !

Alors, quelles leçons as-tu pu tirer de ce confinement? Comment l’as-tu vécu? T’a-t-il appris quelque chose sur toi, ta vision du monde, ta perception de l’essentiel? Merci de tes partages dans les commentaires !

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Comments

Annick
22 mai 2020 at 16 h 41 min

Ce que j’ai appris de ce confinement:
* On est tous sur le même bateau, Pauvres, riches, de droite ou de gauche, de l’hémisphère sud ou nord, alors il faut tout faire pour ramer ensemble dans la même direction.
* Notre planète peut se sauver grâce à une baisse de notre frénétique consommation.
* Nos gouvernements se préoccupent bien plus du chiffre de croissance de leurs pays que de leurs citoyens
* pouvoir embrasser les personnes qui nous sont chères est le plus important dans ce monde.
* La liberté de mouvements est impredecible pour vivre.
Et voilà Dominique! Je n’ai pas tout mis, car c’est fou tout ce que ce confinement nous a permis de découvrir. Bises



    Dominique Baudouin
    25 mai 2020 at 23 h 13 min

    Entièrement d’accord avec toi, Annick : sur la planète comme sur l’importance des relations vraies et non virtuelles ! Il nous reste à oeuvrer tous ensemble pour changer ce qui doit l’être et ce n’est pas le plus facile !



26 mai 2020 at 15 h 46 min

De mon côté, ce que je retiens du confinement c’est :
– Je suis parfaitement capable de m’occuper en restant chez moi. C’est quelque chose qui m’a toujours fait peur (rester enfermé). J’avais une peur monstre de l’ennui, mais au final tout s’est très bien passé. Et pourtant, j’ai passé 2 mois enfermé dans un petit studio parisien !
– Je n’ai pas besoin de mon travail pour avoir une estime de moi. Je pense que j’avais cette idée pré-conçue (mon travail = moi) suite à mes études. Je pensais qu’il était plus que nécessaire de trouver un travail épanouissant pour pouvoir y passer tout son temps. J’ai passé le confinement en chômage partiel (et j’y suis toujours d’ailleurs), et je ne me suis jamais senti mieux que maintenant que j’ai le temps d’apprendre plein de choses !

Donc vraiment deux belles surprises suite à ce confinement. Il faut maintenant que j’arrive à mettre en place des processus pour pouvoir passer plus de temps à m’occuper de moi, et ne pas chercher à “m’épanouir par le travail”.



    Dominique Baudouin
    26 mai 2020 at 18 h 59 min

    Bonsoir Paul,
    Je vous comprends vraiment sur la peur de l’enfermement ! Mais contrairement à vous, c’est ce que j’ai le moins supporté ! Bravo donc pour avoir passé cette période de façon fructueuse ! Il est vrai que nous avons pu nous questionner sur l’essentiel. Reste à se souvenir maintenant de l’équilibre que nous avons pu trouver et le garder !



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