POUR EN FINIR AVEC LES ATTENTES DÉMESURÉES

As-tu remarqué que, même si le temps passe, nous sommes parfois incorrigibles et nous continuons à avoir des attentes démesurées? Vis à vis de nous-mêmes, des autres et même de la vie, nous espérons des chimères? Et si c’était le moment d’amorcer une vraie transformation pour être plus sereines et en accord avec nous-mêmes?

Ai-je mis le curseur trop haut?

Vis à vis des autres

Mettre le curseur trop haut nous incite à des attentes démesurées.

Famille, amis, amoureux, nous ne manquons pas d’attentes à leur égard. Tout le monde le sait désormais : notre imagination colore notre vision du monde. Nous nous projetons dans des situations idéales et nous sommes nécessairement déçus parce que nous avons des attentes démesurées. Une semaine en famille? Nous souhaiterions des rapports harmonieux et ressurgissent parfois de petits règlements de compte… Nous espérions nos enfants proches de nous et nous percevons une certaine indifférence à notre égard voire de l’agacement… Ces vacances entre amis, nous en avions rêvé et nous découvrons avec stupeur des petites mesquineries, des comportements individualistes : c’est la dixième fois que je débarrasse le lave-vaisselle… À peine nous lançons nous dans une relation que nous la voudrions idyllique et ancrée dans la durée. Nous souhaitons vivre le parfait amour et nous nous apercevons qu’une partie de la vie de notre partenaire nous échappe complètement…

Vis à vis de moi

As-tu remarqué, c’est avant tout vis à vis de nous que nous avons des attentes démesurées. C’est quoi cette personne idéale sur laquelle je fantasme? Cette femme, cette mère, grand-mère parfaite que je ne serai jamais? Tolérante, compréhensive, zen en toutes circonstances? Cette sexagénaire active qui pratique un sport régulièrement et qui ne va JAMAIS se resservir en far breton? Pas moi à l’évidence, cette image d’Épinal qui ne me correspond pas ! Jusqu’à quand vais-je courir après la perfection, lutter contre l’évidence et être aussi intransigeante envers moi ?

Les conséquences négatives

À nos attentes démesurées correspond une palette d’émotions négatives : tristesse, déception. Ce n’est pas ce que j’avais envisagé. L’écart entre ma vision et la réalité me saute à la figure. Maléfica tinte insidieusement à mes oreilles : ” À ton âge, tu n’as décidément rien appris et puis, au fait, est-ce que tu mérites autre chose? Réfléchis bien !”

Désormais j’agis !

“Si tu n’aimes pas l’endroit où tu es, bouge. Tu n’es pas un arbre”. Parmi les citations qui circulent sur Internet, celle-ci m’a accrochée. Et si c’était le bon moment? C’est souvent dans l’accumulation de petits ou grands tracas que se prend la décision de transformer la seule personne sur laquelle on a en partie la maîtrise : soi.

J’arrête d’idéaliser les autres

Eux aussi sont ancrés dans leurs certitudes et leur vision du monde. Ils sont persuadés d’avoir raison. Ils ont d’ailleurs pléthore d’arguments pour nous en convaincre. Mais non seulement ils n’ont pas plus de valeur que les miens, mais je n’ai en outre aucune baguette magique pour les changer. C’est incroyablement présomptueux, non, de penser avoir la maîtrise de tout? Les Grecs anciens appelaient cela l’ubris, la volonté d’égaler les Dieux…

J’arrête de me vouloir parfaite

La femme parfaite

Je sais, j’ai essayé plusieurs fois mais là, si je prenais la décision pour de vrai? Pas facile si on vient d’une famille jugeante, qui a contribué à façonner cette image pas terrible mais… Est-ce que je décide de gâcher ma deuxième partie de vie où est-ce que j’accepte mes défauts ? Bien sûr, je prends alors le risque de décevoir. Mais si j’arrêtais de me conformer, de faire plaisir, de me résigner ? Et bien sûr d’attendre plus que ce que les gens peuvent me donner? Juste pour voir !

Je change de posture

Je réajuste mon curseur. Ce qui demande de l’audace! J’ose dire à mon partenaire, à ma famille, à mes amis, ce qui ne me convient pas. Je n’avale plus des couleuvres au point de me transformer moi-même en caméléon. Les autres se cabrent, se vexent, me font la leçon? Ils préfèrent disparaître de ma vie? C’est un risque. D’être abandonnée, rejetée. Mais la peur est le plus souvent bien plus grande que la réalité? Relis l’article où est ma place !

J’arrête l’idéalisme excessif

foncer tête baissée

Connais-tu le syndrome d’Antigone? Cette propension à vouloir s’engager envers et contre tout, à foncer tête baissée sans t’apercevoir que les autres ne te suivent pas? Moi, j’en ai des souvenirs cuisants à l’école! La classe est mécontente du comportement d’un prof. La révolte gronde. On va réagir. Et la seule à faire l’interface avec l’enseignant, c’est moi! Désagréable, non, d’être celle qui prend tous les risques pendant que les autres se taisent? C’est bien le signe qu’on a mal placé le curseur de notre implication ! En amour… c’est un peu pareil ! Rien ne sert de courir seule devant. Il est bien plus sage d’adapter sa vitesse. Je sais, ça a l’air basique. Manifestement ton partenaire veut rester dans l’ici et maintenant? Pas de problème. Tu laisses faire le temps. Et tu amorces une petite marche arrière. Sans en faire une affaire personnelle. Tu seras toujours à temps de t’engager davantage. Plus tard!

Des attentes mesurées

Envers moi tout d’abord. Ne pas me vouloir parfaite n’implique pas que je me passe tout. Ce qui équivaudrait à être dans la toute puissance. Ou à adopter une attitude de victime. J’essaie de me remettre en question et de voir ma juste responsabilité dans mes interactions avec les autres. Si ce n’est pas trop difficile je peux en parler avec eux. Et si ça l’est… je tente de tirer les leçons de ce que j’ai vécu. Et agir en conséquence la prochaine fois.

Savoir exactement où mettre le curseur n’est donc pas chose aisée. C’est sans doute le travail de toute une vie. Peu importe si on en prend conscience seulement aujourd’hui et qu’on essaie de commencer maintenant, au mitan de notre existence. Nous allons déjà y gagner en sérénité, qu’en penses-tu? Partage tes réflexions dans les commentaires!

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Comments

Annick
25 août 2019 at 10 h 51 min

Bonjour Dominique, bravo pour ton nouvel article, un thème très complexe celui des relations humaines.
C’est vrai que les relations avec les autres peuvent être difficiles et compliquées. Pour moi il y a des personnes avec qui je ne me sens pas obligée de parler pour m’entendre , la relation fluit de manière naturelle et on s’accepte mutuellement tel comme on est sans se juger. Ensuite il y a tous les autres avec toutes leurs nuances et là souvent je me sens obligée de m’adapter. Ces situations demandent plus d’énergie et elles me fatiguent vite. Peut-être devrais-je m’efforcer moins pour m’adapter et laisser les autres s’adapter à moi…..
Bisous



    Dominique Baudouin
    29 août 2019 at 16 h 15 min

    Bonjour Annick,
    Merci pour ton commentaire ! En effet les relations humaines demandent parfois beaucoup d’énergie ! Selon moi, il est important de se demander parfois si certaines nous sont nécessaires, si elles nous nourrissent et nous respectent et si nous n’aurions pas intérêt à prendre un peu de distance. Ce qui revient à s’interroger sur notre place…



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