COMMENT RÉVOLUTIONNER NOS CROYANCES SUR L’AMOUR

Parce que nos fausses croyances, héritées ou acquises, se sont enkystées au point que souvent, nous n’en avons même plus conscience. Mais elles s’y entendent pour nous gâcher la vie! Alors comment s’y prendre pour les débusquer et les remplacer?

Abandon, rejet, humiliation, trahison, injustice, les 5 blessures narcissiques de base sont désormais bien connues de nous grâce à la psychanalyse. Hélas pour nous! nous en transportons parfois plusieurs bien que l’une d’entre elles soit prépondérante. Tapies au fond de nous, le plus souvent muettes, elles sont très malfaisantes et peuvent nous accompagner tout au long de notre vie. C’est la petite voix de sorcière -la mienne, je l’appelle Maléfica- qui surgit quand tu ne t’y attends pas pour te susurrer à l’oreille : ” Il va bien finir par se lasser! Non, mais tu crois vraiment qu’il va avoir envie de rester avec toi? Tu crois vraiment que tu mérites d’être aimée?” Ça te parle? Tu as sûrement remarqué que cette petite voix malfaisante se manifeste dans des circonstances anodines : une remarque, une impression parfois, que tu vas prendre pour une intuition. Et pourtant, la douleur que tu vas ressentir est très forte, et complètement disproportionnée. Comme un bouton que tu grattes sans cesse sans réussir à atténuer la démangeaison…

Je prends conscience de mes blessures d’enfant

Nos blessures génèrent de fausses croyances

Tant que nos blessures sont nos ennemies, elles sont très actives et altèrent notre estime de soi. Elles sèment le doute dans notre esprit. Tu sais, dans ces moments où tu te sens dévalorisée, nulle… Et où tu te dis : ” Finalement est-ce que je vaux le coup?” Comme Sisyphe qui roule son rocher jusqu’au sommet de la montagne avant qu’il ne retombe inéluctablement, nous sommes nombreuses à avoir tenté l’escalade. Nous avons réussi professionnellement, nous sommes des mères acceptables, des amies fidèles et… d’où nous vient ce manque de confiance dans le domaine amoureux? Jusqu’à quand notre enfance empoisonne-t-elle notre vie d’adulte? Au point que souvent, nous nous sabordons. Un gigantesque auto-sabotage! Si je crois que je ne mérite pas, si toute ma personne démontre que je suis persuadée que je ne vaux pas le coup, pire que j’ai pour moi un grand manque d’amour (je peux me détester aussi parfois!) comment l’autre pourrait-il m’aimer? Dans ces cas-là, ça marche à tous les coups :il ne me choisit pas. CQFD, retour à la case départ. Et j’entretiens ma fausse croyance : “je vais rester seule, normal, personne ne s’engage avec moi…” Moi, j’ai longtemps fait ça. Pas toi? Je doutais tellement de moi qu’à la fin, l’homme qui était dans ma vie croyait lui aussi que je ne valait pas le coup. En tout cas pas assez. As-tu remarqué d’ailleurs que ces hommes, qui ont refusé de s’engager, tu les retrouves pacsés ou même mariés quelques temps après… avec une autre!

Merci pour l’héritage!

Nos croyances ne sont pas seulement personnelles, elles nous sont aussi livrées en héritage. Notre enfance a été bercée de croyances de toutes sortes, sur les hommes et les relations amoureuses. Dans ma famille, par exemple, un homme est soit dangereux soit faible. Il faut donc soit s’en méfier, soit le dominer. Et de toute façon, on ne peut pas compter sur lui! Triste programme! À l’extrême d’ailleurs, on peut s’en passer. On va se débrouiller toute seule, tout le temps! Je me souviens d’avoir mis fermement par réflexe la main sur ma valise, lors d’un déplacement professionnel. Le collègue de travail qui m’accompagnait voulait simplement m’aider à la porter dans les escaliers du métro! Il m’a regardée et m’a dit en souriant : “tu ne joues pas ta vie si je portes ta valise!”. Je me souviens avoir été interloquée… Mon geste avait été si automatique!Dans certaines familles, on livre la croyance qu’un homme doit être protecteur. Quelle déception alors, quand l’homme de sa vie refuse de jouer ce rôle, mieux ne l’assume pas? Pourquoi devrait-il le faire d’ailleurs? Quand apprendra-t-on aux petites filles que la sécurité intérieure se construit, et qu’elle ne dépend que de chacune? En commençant par les féliciter, les valoriser? Leur donner conscience de leur valeur?

Les petites phrases assassines

Celles qu’on nous a martelées et qui sont ancrées tout au fond de nos cerveaux. Des exemples?

  • On ne peut pas faire confiance à un homme !
  • Le plaisir, ça se paye !
  • La vie n’est pas une partie de plaisir! … Et celles qu’on nous susurre maintenant :
  • Après 50 ans, pas la peine de penser rencontrer quelqu’un !
  • Les hommes de qualité sont déjà pris!
  • Tous les hommes aiment les femmes plus jeunes !

Des solutions?

  • Je prends conscience de mes blessures et… je les éloigne de moi ! C’est la première des choses, la plus importante. As-tu remarqué que nous sommes souvent les personnes les plus toxiques pour nous? Personnellement, mes deux blessures favorites sont l’abandon et le rejet. Je rejoue la pièce chaque fois que je rencontre un homme. Maléfica prend alors une place énorme. Tu te rappelles? Ma mauvaise fée ! Un vrai monologue intérieur ! Ça te parle? Alors à présent que je viens de rencontrer “la bonne personne pour moi” j’essaie d’évaluer la distance ÉNORME entre mes deux blessures et la réalité. Je baisse le son de Maléfica jusqu’à ce qu’elle soit presqu’inaudible. Je sais qu’elle cherche à m’alerter d’un danger potentiel mais souvent… il n’y a aucun danger! Ou plutôt si! Celui de me saborder. Et je ne VEUX plus me saborder!
  • Dans ce que l’on m’a transmis, je choisis le meilleur. Je ne suis pas obligée d’accepter l’intégralité de mon héritage et d’y être fidèle. Je ne suis pas une poubelle. Je choisis à ma guise parmi les valeurs et les passions que l’on m’a données et qui me correspondent. Pas par devoir par inclination. Je garde les plus beaux fruits. Par exemple, je garde le courage. Ce courage admirable porté par mes aiëules et qui faisait dire à ma grand-mère maternelle: “dans la famille, les femmes sont debout!” Je garde la tradition d’instruire et , la curiosité intellectuelle de mon père. Et tant d’autres choses…

Changeons !

Mes héroïnes l’ont bien noté : ce qui nous bloque est souvent ce dont nous n’avons pas conscience ou ce à quoi nous nous sommes résignées. “Je suis comme ça, je ne peux pas changer…” Mais si ! Nous ne sommes prisonnières ni de nos blessures, ni de notre famille. Seulement de nous-mêmes et seulement lorsque nous le voulons bien! Aujourd’hui, je choisis de me faire confiance, de faire confiance à l’homme que je rencontre et qui arrive dans ma vie avec son lot de blessures et son héritage! Bon! Et s’il a travaillé sur lui ce n’est que mieux, non? Et toi? Quand vas-tu commencer à révolutionner tes idées sur l’amour? Et comment?

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